| 21. Exégèse Linguistique Le verset commence par la conjonction vav fusionnée ve-ha-rasha {וְהָרָשָׁ֗ע | wə-hā-rā-šāʿ} "et le méchant", introduisant le sujet de la condition. La particule ki {כִּי | kî} marque la condition. L’imparfait Qal yashuv {יָשׁוּב֙ | yā-šûḇ} souligne la possibilité du retour moral. L’expression mikkal-ḥaṭṭōṯāyw "de tous ses péchés" insiste sur l’exhaustivité. La proposition relative asher asah {אֲשֶׁ֣ר עָשָׂה | ʾă-šer ʿā-śāh} précise les actes dont il se détourne. Le couple ve-shamar ve-asah {וְשָׁמַר וְעָשָׂה | wə-šā-mar wə-ʿā-śāh} "il garde et il pratique" met en relief l’observance continue et l’action concrète. L’expression et-kol-chukotai "tous mes décrets" définit le cadre légal. Le chiasme mishpat u-tzedakah {מִשְׁפָּט וּצְדָקָה | miš-pāṭ ū-ṣə-dā-qāh} oppose la justice judiciaire à la droiture morale. Enfin, la redondance chayo yichyeh {חָיֹה יִחְיֶ֖ה | ḥā-yō yiḥ-yēh} suivie de la négation lo yamut {לֹא יָמֽוּת | lōʾ yā-mūṯ} garantit la promesse de vie. La syntaxe conditionnelle française "si… alors" restitue l’ordre d’emphase de l’hébreu. |