| 15. Exégèse Linguistique Le verset débute par la conjonction vegam {וְגַם־ | wə-gam} 'et aussi', reliant cette déclaration aux actions divines précédentes. L’emploi du pronom ani {אֲנִי | ʾă-nî} souligne l’engagement personnel de Dieu. Le parfait Qal nasa'ti {נָשָׂאתִי | nā-śā-ṯî} associé au substantif yadi {יָדִי | yā-ḏî} constitue une formule d’engagement solennel (lever la main). La construction infinitive négative lə-vilti hā-bīʾ {לְבִלְתִּי הָבִיא | lə-ḇil-tî hā-ḇîʾ} introduit une clause de but prohibitive. La locution otam ʾel-ha-ʾā-reṣ {אֹתָם אֶל־הָאָרֶץ | ʾō-ṯām ʾel hā-ʾā-reṣ} exprime la destination refusée. La proposition relative ʾă-šer nātāṯī {אֲשֶׁר נָתַתִּי | ʾă-šer nā-taṯ-tî} précise la donation souveraine du pays. L’expression participiale zavat ḥālāḇ ū-ḏə-ḇāš {זָבַת חָלָב וּדְבַשׁ | zā-ḇaṯ ḥā-lāḇ ū-ḏə-ḇāš} met en relief l’abondance. Enfin, le prédicat nominal ṣəḇî hīʾ {צְבִי הִיא | ṣə-ḇî hīʾ} affirme la supériorité de cette terre par rapport à le-khol hā-ārāṣōṯ {לְכָל־הָאֲרָצוֹת | lə-ḵol hā-ʾă-rā-ṣōṯ}. La progression des propositions souligne la gravité de l’engagement et l’incomparable attractivité du territoire promis. |