| 16. Exégèse Linguistique Le verset débute par yaʿan {יַעַן | yaʿan} 'parce que', particule causale qui introduit la raison du jugement. La préposition liée bəmišpāṭai {בְּמִשְׁפָּטַי | bə-miš-pā-ṭai} 'dans mes ordonnances' est associée au verbe māʾasu {מָאָסוּ | mā-ʾa-su} 'ils ont rejeté', soulignant un rejet actif de la loi. L’anaphore marquée par veʾet {וְאֶת־ | və-ʾet} enchaîne ḥuqqōtai {חֻקּוֹתַי | ḥuq-qō-tai} 'mes lois' puis šabbətōtai {שַׁבְּתוֹתַי | šab-bə-ṯo-tai} 'mes sabbats', intensifiant la liste des transgressions. La négation lo {לֹא־ | lo} associée à hālěḵu {הָלְכוּ | hā-lə-ḵu} 'ils n’ont pas marché' crée un contraste entre l’observance attendue et le comportement réel. L’emploi du piel ḥillǝlû {חִלְּלוּ | ḥil-lə-lu} 'ils ont profané' renforce la gravité accrue de la profanation. La proposition causale introduite par ki {כִּי | ki} et aḥărē gillūlēhem libbam hōlēḵ {אַחֲרֵי גִּלּוּלֵיהֶם לִבָּם הֹלֵךְ | ʾaḥa-rē gil-lu-lei-hem lib-bam ho-lekh} dévoile la motivation interne : leur cœur suit les idoles. Cette structure syntaxique met en lumière le lien entre la fidélité à la loi et l’orientation du cœur. |