| 39. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre sur ve-atem {וְאַתֶּם | wə-ʾat-tem} et beit-yisra’el {בֵּית־יִשְׂרָאֵל | bêt-yiś-rā-ʾêl}, formant une apostrophe collective à Israël. La formule introductive kō-ʾāmar {כֹּה־אָמַר | kō ʾā-mar} établit la parole prophétique, renforcée par la double désignation adonay Yahweh {אֲדֹנָי יְהוִה | ă-ḏō-nāy yə-hō-wāh}, soulignant autorité et alliance. L’impératif Qal lekhu avdu {לֵכוּ עַבְדוּ | lê-ḵû ʿaḇ-dû} crée l’ironie en invitant à l’idolâtrie. La coordination temporelle ve-ăḥar {וְאַחַר | wə-ʾa-ḥar} introduit le contraste entre l’acte d’adoration et son corollaire. La proposition conditionnelle ʾim ʾên-ḵem šōm-ʿîm ʾê-lāy {אִם־אֵינְכֶם שֹׁמְעִים אֵלָי | ʾim ʾên-ḵem šōm-ʿîm ʾê-lāy} est traitée différemment en formel (jussif temporel) et en dynamique (futur promesse). L’interdiction Piel tə-ḥal-lə-lû ʿōḏ {תְחַלְּלוּ עוֹד | tə-ḥal-lə-lû ʿōḏ} se traduit par une négation appuyée (ne… plus profaner) ou par un verbe valorisant la dimension morale (déshonorer). Les compléments bemattenoteikhem ūvegilluleikhem {בְּמַתְּנֹתֵיכֶם וּבְגִלּוּלֵיכֶם | bə-mat-tə-nō-ṯê-ḵem ū-və-gil-lū-lê-khem} spécifient les moyens de la profanation. |