| 17. Exégèse Linguistique Le récit s’ouvre par vayhi {וַיְהִ֤י | wayhî} 'et il arriva', particule consécutive enclencheuse du récit. Suit la locution temporelle hashemesh {הַשֶּׁמֶשׁ | haš-šemeš} 'le soleil' + bāʾāh {בָּאָה | bāʾāh} 'se coucha', suivie de waʿălāṭâ {וַעֲלָטָה | wa-ʿă-lā-ṭâ} 'et l'obscurité' + hāyâ {הָיָה | hā-yâ} 'était', deux propositions coordonnées marquant le passage au temps nocturne. La particule wə-hinnēh {וְהִנֵּה | wə-hinnēh} 'et voici' introduit la théophanie. Les groupes nominaux tannûr {תַנּוּר | tannûr} 'four' + ʿāšān {עָשָׁן | ʿā-šān} 'fumée' et wə-lappîd {וְלַפִּיד | wə-lap-pîd} 'torche' + ʾēš {אֵשׁ | ʾēš} 'feu', liés en construct, sont perçus comme une manifestation unifiée, reprise par la relative ʾăšer {אֲשֶׁר | ʾă-šer} 'qui' + ʿāḇar {עָבַר | ʿā-ḇar} 'passa'. Le complément bēn {בֵּין | bēn} 'entre' + haggezārîm {הַגְּזָרִים | hag-ge-zā-rîm} 'morceaux' + hāʾēlleh {הָאֵלֶּה | hā-ʾēl-leh} 'ces' précise la trajectoire rituelle. Cette construction syntaxique souligne la progression récitique : temps → obscurité → manifestation divine → passage rituel. |