| 16. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre avec vayyitmahmah {וֽ͏ַיִּתְמַהְמָ֓הּ | wayyitmahmāh} ‘tarder’, mis ici au passé récitatif par le vav consécutif pour souligner l’hésitation de Lot. Le verbe vayyaḥaziqu {וַיַּחֲזִ֨קוּ | wayyaḥăzîqû} ‘saisir fermement’ insiste sur l’intervention vigoureuse des anges, désignés comme haʾanashim {הָאֲנָשִׁ֜ים | hāʾănāšîm} ‘les hommes’. La succession des compléments prépositionnels beyado {בְּיָד֣וֹ | bə-yāḏô}, uve-yad-ishto {וּבְיַד־אִשְׁתּ֗וֹ | û-ḇə-yāḏ-ʾiš-tô}, uve-yad shtei venotav {וּבְיַד֙ שְׁתֵּ֣י בְנֹתָ֔יו | û-ḇə-yāḏ šə-tê ḇə-nō-ṯāw} renforce la dimension concrète du sauvetage familial. La proposition causale bechemlat Yahweh ʿalav {בְּחֶמְלַ֥ת יְהוָ֖ה עָלָ֑יו | bə-ḥem-laṯ Yahweh ʿā-lāw} établit la compassion du SEIGNEUR comme motif de l’action. Enfin, les verbes vayotziʾuhu {וַיֹּצִאֻ֥הוּ | wayyōṣiʾû-hû} ‘le firent sortir’ et vayannichuhu {וַיַּנִּחֻ֖הוּ | wayyannîḥû-hû} ‘le déposèrent’ ponctuent le déplacement hors de la ville, marqué par miḥuts laʿir {מִח֥וּץ לָעִֽיר | mi-ḥûṣ lā-ʿîr} ‘hors de la ville’. Cette organisation syntaxique met en relation l’hésitation humaine, la compassion divine et le sauvetage effectif, justifiant les tournures plus fluides de la version dynamique. |