| 31. Exégèse Linguistique Le verset débute par deux impératifs féminins singuliers heilili {הֵילִ֤ילִֽי | hê-lî-lî} 'hurle' et za'aqi {זַֽעֲקִי־ | za-ʿă-qî} 'crie', adressés à sha'ar {שַּׁ֙עַר֙ | ša-ʿar} 'porte' et 'ir {עִיר | ʿîr} 'ville', personnifiant l’enceinte urbaine. Le parfait Nifal namog {נָמ֖וֹג | nā-mōḡ} exprime un état de dissolution de la Philistie (peleshet {פְּלֶ֣שֶׁת | pə-le-šeṯ}) souligné par kullekh {כֻּלֵּ֑ךְ | kul-lēḵ}, marquant l’effondrement de tout·e vous. La conjonction ki {כִּי | kî} introduit la cause, suivie de la préposition mitzafon {מִצָּפוֹן | miṣ-ṣā-p̄ōn} 'du nord' et du nom ashan {עָשָׁן | ʿā-šān} 'fumée', évoquant la menace en approche. Le verbe ba {בָּא | bāʾ} 'vient' attribue implicitement à l’armée ennemie l’action, et ve-ein {וְאֵין | wə-ʾên} 'et il n’y a pas' couplé à boded {בּוֹדֵ֖ד | bō-dēḏ} 'isolé' et bemoadav {בְּמוֹעָדָֽיו | bə-mō-ʿă-ḏāw} 'dans ses rangs' souligne qu’aucun combattant n’est abandonné. |