| 9. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre sur al-ken {עַל־כֵּן | ʿal-kēn} 'pour cette raison', établissant la relation causale avec le contexte antérieur. Le verbe evke {אֶבְכֶּה | ʾev-keh} 'je pleurerai' à l’imparfait Qal, renforcé par bibkhi {בִּבְכִי | biv-ḵî} 'avec des pleurs', constitue la proposition principale de lamentation. Le groupe nominal yazer {יַעְזֵר | ya-ʿzēr} 'Jaezer' suivi de gefen sivmah {גֶּפֶן שִׂבְמָה | ge-pen siv-māh} 'vigne de Sibma' précise le lieu et l’objet de la plainte. La coordination cheshbon ve-elaleh {חֶשְׁבוֹן וְאֶלְעָלֵה | chesh-bōn wə-el-ʿā-leh} 'Hesbon et Élealé' complète l’action Piel arayyavekh {אֲרַיָּוֶךְ | ʾă-ray-yā-wekh} 'je t’arroserai', métaphore de l’abondance des pleurs. Ki {כִּי | kî} 'car' introduit la circonstancielle al-keitzekh ve-al-ketzirekh {עַל־קֵיצֵךְ וְעַל־קְצִירֵךְ | ʿal-kēy-tsekh wə-ʿal-kə-tzi-reikh} 'sur ta récolte et sur ta moisson', conclue par heidad nafal {הֵידָד נָפָל | hei-dād nā-fāl} 'cri de guerre est tombé', justifiant la lamentation. Cette progression syntaxique, rythmée par des coordinations et une subordination causale, intensifie la portée poétique et tragique du verset. |