| 16. Exégèse Linguistique La conjonction ve- {וְ | wə} 'et' coordonne les jugements successifs. L’expression ve-ha-‘am asher-hēm-mā nib-bə-’îm lā-hēm {וְהָעָם אֲשֶׁר־הֵמָּה נִבְּאִים לָהֶם | wə-hā-ʿām ʾă-šer-hēm-mā nib-bə-’îm lā-hēm} 'le peuple pour lequel ils prophétisent' définit la relation annonceur-destinataire. L’imparfait passif yih-yū muš-lā-ḵîm {יִהְיוּ מֻשְׁלָכִים | yih-yū muš-lā-ḵîm} 'ils seront jetés' marque la subjection du peuple. La coordination causale mip-nê ha-ra‘av wə-ha-ḥerev {מִפְּנֵי הָרָעָב וְהַחֶרֶב | mip-nê hā-rā-‘āḇ wə-ha-ḥe-rev} 'à cause de la famine et de l'épée' explique la raison du jugement. L’absence du participe mekaber {מְקַבֵּר | mə-ka-bēr} 'qui enterre' souligne la privation des honneurs funéraires, tandis que le parfait veshafakhti {וְשָׁפַכְתִּ֥י | wə-šā-p̄akh-tî} 'je verserai' confirme l’action certaine du locuteur divin. En français, le maintien de l’ordre SVO clarifie les liens de cause à effet et conserve l’intensité dramatique. |