| 6. Exégèse Linguistique L’expression de conséquence laken {לָכֵן | lā-ḵēn} ouvre le discours en marquant le résultat attendu, suivie de l’invocation emphatique hinneh-yamim baʾim {הִנֵּה־יָמִים בָּאִים | hin-nēh-yā-mîm bā-ʾîm} où le participe accentue l’inévitabilité. Le syntagme neʾum-Yahweh {נְאֻם־יְהוָה | nə-ʾum-Yə-hō-wāh} fonctionne comme proposition déclarative d’autorité divine, tandis que wə-lō-yiqqārē {וְלֹא־יִקָּרֵא | wə-lō-yiqqārē} anticipe l’interruption toponymique. La coordination ha-tōfet wə-gêʾ ben-hinnōm {הַתֹּפֶת וְגֵיא בֶן־הִנֹּם | ha-tō-p̄eṯ wə-gêʾ ben-hin-nōm} met en parallèle l’ancien site païen et sa désignation historique, et kî ʾim gêʾ ha-hă-rē-gāh {כִּי אִם־גֵּיא הַהֲרֵגָה | kî ʾim gêʾ ha-hă-rē-gāh} introduit la nouvelle appellation corrective. L’usage de l’inaccompli Niphal pour yiqqārē confère à la prophétie une portée certaine et intemporelle. |