John 18:39ExégèseBAT

John 18 : 39 Coutume | Libération | Royauté
39. Exégèse Linguistique
La phrase s'ouvre sur estin de {ἔστιν δὲ | é-stin dè} 'il y a mais', tournure existentielle qui introduit une information nouvelle en contraste avec ce qui précède. Le sujet synetheia {συνήθεια | sy-nḗ-thei-a} 'coutume' est modifié par le datif hymin {ὑμῖν | hy-mîn} qui marque les destinataires comme bénéficiaires ou détenteurs de cette pratique. La subordonnée finale introduite par hina {ἵνα | hína} encadre l'expression de la coutume : hena apolysō hymin {ἕνα ἀπολύσω ὑμῖν | hén-a a-po-lý-sō hy-mîn} forme une proposition de grâce où l'accusatif hena est l'objet direct du subjonctif apolysō, et le datif hymin indique ceux pour qui la libération est effectuée. Le syntagme prépositionnel en tō pascha {ἐν τῷ πάσχα | en tō̂ pás-cha} situe cette pratique dans le temps de la fête pascale. La séquence boulesthe oun {βούλεσθε οὖν | boúl-es-the oûn} introduit une question directe déductive : le verbe au moyen souligne l'implication des auditeurs dans la décision. La répétition de apolysō hymin {ἀπολύσω ὑμῖν | a-po-lý-sō hy-mîn} crée un parallélisme avec la clause de coutume, transformant une règle générale en offre concrète. Enfin, le groupe nominal ton basilea tōn Ioudaiōn {τὸν βασιλέα τῶν Ἰουδαίων | tón ba-si-lé-a tō̂n I-ou-daí-ōn} place au centre de la question le titre royal appliqué à Jésus, avec une forte charge politique et ironique. En français, cette structure est rendue par deux phrases principales coordonnées, la première exposant la coutume par une tournure avec "il y a" et "que", la seconde reprenant le vocabulaire de la libération dans une interrogation directe.

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