| 30. Exégèse Linguistique La subordonnée temporelle introduite par hote {ὅτε | hó-te} « quand » et la particule oun {οὖν | oûn} soulignent la conséquence narrative. Le verbe elaben {ἔλαβεν | é-la-ben} précède le sujet Iesous {Ἰησοῦς | Iē-soûs}, focalisant l’objet oxos {ὄξος | ó-xos}. Le parfait moyen-passif Tetelestai {Τετέλεσται | Te-té-les-tai} exprime un état de résultat durable, mis en avant comme proclamation de l’accomplissement. La conjonction kai {καὶ | kaí} relie cette parole au participe klinas {κλίνας | klí-nas}, placé avant paredoken {παρέδωκεν | pa-ré-do-ken}, ce qui fait de l’inclinaison de la tête le geste cadre de la remise du pneuma {πνεῦμα | pneû-ma}. L’absence de complément après pneuma crée une dimension théologique ouverte, évoquant à la fois le souffle vital et la relation avec le Père. Les deux versions françaises restituent ces choix : le formel conserve la structure logique et le ton solennel, la dynamique privilégie la fluidité et explicite la progression des actions. |