| 38. Exégèse Linguistique La locution prépositionnelle meta tauta {μετὰ ταῦτα | metà taû-ta} 'après ces choses' positionne temporellement la scène juste après la crucifixion. Le groupe Ioseph apo Harimathaias {Ἰωσὴφ ἀπὸ Ἁριμαθαίας | Iō-sḗph apó Ha-ri-ma-thaías} est développé par deux participes au nominatif, ōn mathetes tou Iesou {ὢν μαθητὴς τοῦ Ἰησοῦ | ōn ma-thē-tḗs toû Iē-soû} qui présente l’identité durable de Joseph comme disciple, et kekrymmenos dia ton phobon tōn Ioudaiōn {κεκρυμμένος διὰ τὸν φόβον τῶν Ἰουδαίων | ke-krym-mé-nos diá tòn phó-bon tōn I-ou-daí-ōn} qui souligne son état de dissimulation motivé par la crainte des autorités juives. Le verbe principal erōtēsen {ἠρώτησεν | ē-rṓ-tē-sen} introduit la requête de Joseph, suivie d’une proposition de but avec hina arē {ἵνα ἄρῃ | hína árē} 'afin qu’il prenne', indiquant l’objet de la demande. La réponse de Pilate est résumée par epetrepsen ho Pilatos {ἐπέτρεψεν ὁ Πιλᾶτος | e-pé-trep-sen ho Pi-lâ-tos}, puis la conséquence narrative est rendue par l’enchaînement asyndétique oun elthen kai eren {οὖν ἦλθεν καὶ ἦρεν | oûn ḗl-then kaí ḗ-ren}, deux aoristes coordonnés décrivant l’action de Joseph. La construction française utilise des relatives et circonstancielles pour restituer la densité syntaxique tout en préservant l’ordre logique : identité, motif, demande, permission, puis action. |