| 8. Exégèse Linguistique La construction de contraste débute avec hoi de alloi mathētai {οἱ δὲ ἄλλοι μαθηταί | hoî dè álloi mathētái} soulignant la distinction des sujets. Le verbe ḗlthon {ἦλθον | ḗlthon} « ils vinrent » constitue la proposition principale, accompagné du datif de moyen tō ploiariō {τῷ πλοιαρίῳ | tô ploïaríō} « par la petite barque ». La clause causale gar êsan makrán apó tēs gēs {γὰρ ἦσαν μακράν ἀπὸ τῆς γῆς | gàr êsan makrán apó tês gēs} « car ils n’étaient pas loin de la terre » précise la raison. L’adverbe approximatif allá hōs apó pêkhōn diakosíōn {ἀλλά ὡς ἀπὸ πηχῶν διακοσίων | allá hōs apó pêkhōn diakosíōn} « mais à environ deux cents coudées » affine la mesure. Le participe circonstanciel sýrontes {σύροντες | sýrontes} « tirant » introduit l’action simultanée sur to diktyon tôn ikhthúōn {τὸ δίκτυον τῶν ἰχθύων | tó díktyon tôn ikhthúōn} « le filet des poissons ». La progression moyen–cause–mesure–action se traduit en français par une coordination fluide et nuancée. |