| 12. Exégèse Linguistique Le récit débute par vayehi {וַיְהִ֨י | wa-yə-hî} ‘et il y eut’, signalant l’activation narrative par le wayyiqtol consécutif. La locution lif’at tsafonah {לִפְאַ֥ת צָפ֖וֹנָה | lif-ʾat tsa-fo-nāh} précise la localisation septentrionale. Le complément min hayarden {מִן־הַיַּרְדֵּ֑ן | min ha-ya-rēn} introduit l’origine géographique. La reprise vealah {וְעָלָ֣ה | və-ʿā-lāh} en tête de clauses successives instaure un parallélisme ascendant soulignant la progression topographique. La récurrence de hagvul {הַגְּבוּל | hag-gə-vul} recentre l’attention sur la démarcation. Les syntagmes el ketef yericho mitsafon {אֶל־כֶּתֶף יְרִיחוֹ מִצָּפוֹן | el ke-tef ye-ri-ḥo mit-sa-fon} spécifient le tracé jusqu’au flanc nord de Jéricho. L’expression vealah bahar yamah {וְעָלָ֤ה בָּהָר יָמָּה | və-ʿā-lāh ba-har ya-māh} poursuit la montée vers l’ouest dans la montagne. Enfin, totzeotav {תֹּצְאוֹתָ֔יו | totz-o-tav} ‘ses terminaisons’ s’accorde avec midbarah beit aven {מִדְבָּרָה בֵ֥ית אָוֶן | mid-ba-rah beit a-ven}, concluant la délimitation. Cette structure coordonnée de clauses prépositionnelles et de parallélisme ascendant restitue la progression descriptive du tracé tribal. |