| 18. Exégèse Linguistique Le récit s’ouvre par vayomru {וַיֹּאמְרוּ | way-yōmerû} 'et ils dirent', un wayyiqtol à vav consécutif qui installe l’enchaînement narratif. L’expression ba-yom ha-shvi-i be-terem yavo ha-char-sah {בַּיּוֹם הַשְּׁבִיעִי בְּטֶרֶם יָבֹא הַחַרְסָה | ba-yōm ha-šəḇî‘î bə-ṭérem yāḇō’ ha-ḥar-sāh} 'le septième jour avant le coucher du soleil' fixe le cadre temporel. Le parallèle interrogatif mah matok midvash u-meh az me-ari {מַה־מָּת֣וֹק מִדְּבַשׁ וּמֶה עַז מֵאֲרִי | mah-māṯōq middəḇaš u-me ʿaz mē-’arî} 'quoi de plus doux que le miel, et quoi de plus fort que le lion' illustre une construction poétique coordonnée reposant sur l’antithèse. La protase conditionnelle lule {לוּלֵא | lūlē’} 'si vous n’aviez pas' combinée au parfait charashtem {חֲרַשְׁתֶּם | ḥăraštem} 'vous avez labouré' marque une condition réelle, l’apodose étant formée par lo {לֹא | lō’} 'pas', metzatem {מְצָאתֶם | məṣā’tem} 'vous avez trouvé' et chidati {חִידָתִי | ḥîḏātî} 'mon énigme', soulignant la conséquence fatale de l’omission de l’action attendue. |