| 18. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre sur une série de vav consécutifs, typique du style narratif (vayitsma {וַיִּצְמָא | way-yiṣ-māʾ} 'il eut soif', vayikra {וַיִּקְרָא | way-yiq-rāʾ} 'il appela', vayomar {וַיֹּאמַר | way-yō-mar} 'il dit'), soulignant la progression rapide des actions. L’adverbe meod {מְאֹד | mə-ʾōḏ} 'beaucoup' intensifie l’état de Samson. Le marqueur d’objet direct et {אֶת־ | ʾeṯ} 'objet direct' introduit hatshua {הַתְּשׁוּעָה | hat-tǝ-šû-ʿā(h)} 'délivrance', renforcé par hagedolah {הַגְּדֹלָה | hah-gᵊ-ḏō-lāh} 'grande' et hazot {הַזֹּאת | haz-zōṯ} 'cette'. La séquence veatta amut {וְעַתָּה אָמ֣וּת | wǝ-ʿat-tā(h) ʾā-mûṯ} 'et maintenant je mourrai' suivie de venafalti {וְנָפַלְתִּ֖י | wǝ-nā-pal-tî} 'et je tomberai' emploie l’imparfait cohortatif pour exprimer l’angoisse, puis beyad {בְּיַד | bə-yaḏ} 'dans la main de' et haarelim {הָעֲרֵלִים | hā-ʿǎ-rê-lîm} 'les incirconcis' introduisent la menace ennemie. Cette rigueur syntaxique justifie le ton interrogatif et l’enchaînement serré adopté en français. |