| 19. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre sur le vav consécutif vayyiqəaʿ {וַיִּבְקַ֨ע | way-yib-qaʿ} « et il fendit », introduisant l’action divine préliminaire. Le nom Elohim {אֱלֹהִים | ʾĕ-lō-hîm} suit immédiatement le verbe, marquant la causalité. L’expression et-ham-mak-tēš {אֶת־הַמַּכְתֵּשׁ | ʾeṯ-ham-mak-tēš} désigne l’objet direct « la cavité », précisé par la relative ʾăšer-bal-le-ḥî {אֲשֶׁר־בַּלֶּחִי | ʾă-šer-bal-le-ḥî} « qui est à Léchi ». La narration coordonne la sortie de l’eau (wayyēṣʾû), le boire (wayyēštə) et la restauration du souffle (wattāšāḇ rûaḥô, puis wayyëḥî), un schéma typique de résurrection vitale. La conjonction ʿal-kên {עַל־כֵּן | ʿal-kên} « donc » introduit la conséquence formelle marquée par qā-rāʾ {קָרָא | qā-rāʾ} « il appela », nommant le lieu par ʿên ha-qō-rēʾ {עֵין הַקּוֹרֵא | ʿên ha-qō-rēʾ} « la source de l’appelant ». La seconde relative (ʾăšer-bal-le-ḥî ad hay-yōm haz-zeh) ancre le récit dans une continuité historique jusqu’à aujourd’hui. |