| 18. Exégèse Linguistique Le verset commence avec vate-re {וַתֵּ֣רֶא | wa-ttē-reʾ} ‘et elle vit’, soulignant l’instant décisif où Delila observe l’effet de sa ruse. Le pronom suffixe lah {לָהּ | lāh} précise que la révélation vise Delila. Le verbe higgid {הִגִּ֣יד | hi-ggîḏ} ‘il a révélé’, répété, marque le point culminant de la trahison, et la particule et {אֶת־ | ʾet} introduit kol-libbo {כָּל־לִבּוֹ | kāl-li-bō} ‘tout son cœur’. La double succession vav consécutif (vatish-lakh / vatik-ra) illustre l’enchaînement immédiat des actions de Delila. Le discours rapporté débute par alu {עֲל֣וּ | ʿa-lû} ‘montez’ suivi de ha-paam {הַפַּ֔עַם | hap-paʿam} ‘cette fois’, soulignant l’urgence de l’appel aux Philistins. La réitération de sarnei pelishtim {סַרְנֵי פְלִשְׁתִּים | sar-nê pə-liš-tîm} crée un effet cumulatif avant de conclure sur ha-kesef {הַכֶּסֶף | hak-ke-sef} ‘l’argent’, insistant sur la contrepartie matérielle de la trahison. Le français respecte l’ordre narratif hébreu tout en clarifiant les transitions et l’invite directe. |