| 31. Exégèse Linguistique Le récit débute par vayetse’u {וַיֵּצְא֤וּ | way-yēṣəʾû} ‘et ils sortirent’ (vav consécutif) qui lance la séquence. Le groupe construct benei binyamin {בְנֵֽי־בִנְיָמִן֙ | bə-nê bin-yā-min} ‘fils de Benjamin’ pose le sujet. L’expression likrat ha’am {לִקְרַ֣את הָעָ֔ם | liq-rāṯ hā-ʿām} ‘aller à la rencontre du peuple’ précise l’intention, suivie de hanteku {הָנְתְּק֖וּ | hān-təqû} ‘ils se détachèrent’ décrivant la feinte. Le Piel vayakhelu {וַיָּחֵ֡לּוּ | way-yāḥēllû} ‘ils commencèrent’ introduit l’infinitif lehakot {לְהַכּוֹת֩ | lə-hak-kōṯ} ‘frapper’, tandis que halalim {חֲלָלִ֜ים | ḥălālîm} ‘victimes’ insiste sur le résultat fatal. La coordination ke-pa’am be-pa’am {כְּפַ֣עַם / בְּפַ֗עַם | kə-paʿam / bə-paʿam} ‘comme les autres fois’ marque la répétition, et la proposition relative ba-mesillot asher akhat olah Beit-El ve-akhat gibatah ba-sadeh {בַּמְסִלּוֹת֙ ...} ‘sur les routes dont l’une s’élève à Béthel et l’autre à Guibea dans la campagne’ précise la topographie. Enfin, ki-sheloshim ish be-Yisrael {כִּשְׁלֹשִׁ֥ים אִ֖ישׁ בְּיִשְׂרָאֵֽל | ki-šə-lō-šīm ʾîš bə-yiśrāʾēl} ‘environ trente hommes en Israël’ conclut le bilan des pertes. |