| 32. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre par le verbe voyomru {וַיֹּאמְרוּ | va-yōmrū}, introduisant le discours direct des Benjaminites dans la continuité du récit. L’expression bnei vinyamin {בְּנֵי בִנְיָמִן | bə-nē vin-yā-min} identifie clairement le groupe locuteur. Le terme niggafim {נִגָּפִים | ni-ggā-fîm} associé à hem {הֵם | hēm} met en relief la défaite, précisée par le complément lefanenu {לְפָנֵינוּ | lə-fā-nē-nū}, qui situe l’action devant les Israélites. L’adverbe comparatif kevarishonah {כְּבָרִאשֹׁנָה | kə-var-ʾîš-ō-nāh} crée un renvoi à une situation antérieure, renforçant la répétition narrative. La conjonction û enchaîne la prise de parole via uvei yisrael {וּבְנֵי יִשְׂרָאֵל | û bə-nē yis-rā-ʼēl} et amru {אָמְרוּ | ’ām-rū}, établissant un contraste dialogué. Le mot nanusah {נָנ֙וּסָה֙ | nā-nūs-āh} traduit un appel immédiat à la fuite, suivi par unetakkenuhu {וּֽנְתַקְּנֻ֔הוּ | û-nə-taqqə-nū-hū}, qui révèle la tactique visant à ramener l’adversaire hors de la ville. Enfin, la séquence min-ha-ir… el-ha-mesilot {מִן־הָעִיר…אֶל־הַמְסִלּֽוֹת | min-hā-ʿîr… ʾel-ha-mə-si-lōt} délimite précisément le déplacement spatial du centre urbain vers des voies périphériques. |