| 3. Exégèse Linguistique Le verset débute par la locution numérale sheshet yamim {שֵׁ֣שֶׁת יָמִים֮ | šē-šeṯ yā-mîm} ‘six jours’ qui fixe la durée du travail autorisé. Le verbe Niphal te‘aseh {תֵּעָשֶׂ֣ה | tē-‘ā-śeh} ‘sera fait’ présente melakhah {מְלָאכָה֒ | mə-lā-’ā-ḥāh} comme une action impersonnelle. L’expression uvayom hashvi‘i {וּבַיּ֣וֹם הַשְּׁבִיעִ֗י | ū-ḇa-yôm haš-šə-ḇî-‘î} marque un basculement temporel vers le septième jour. Les termes shabbat shabbaton {שַׁבַּת שַׁבָּתוֹן֙ | šab-bāṯ šab-bā-ṯôn} forment un doublet qui intensifie la notion de repos solennel. L’état construit mikra-kodesh {מִקְרָא־קֹ֔דֶשׁ | miqrāʾ-qōdeš} souligne la dimension cultuelle de l’assemblée. L’interdiction kol-melakhah lo ta‘asu {כָּל־מְלָאכָה לֹא תַעֲשׂוּ | kol-mə-lā-’ā-ḥāh lōʾ ta-‘ă-śû} institue l’abstention de toute activité. Le pronom hîʾ {הִוא֙ | hîʾ} identifie le repos comme appartenant au SEIGNEUR (laYHWH {לַֽיהוָ֔ה | lā-ye-ho-wāh}). L’expression finale bekhol moshvoteikhem {בְּכֹל מֽוֹשְׁבֹתֵיכֶֽם | bə-ḵōl mō-šə-ḇō-ṯê-ḵem} étend la prescription à chaque lieu de résidence. |