| 47. Exégèse Linguistique Le récit s’ouvre avec kai {καὶ | kaí} ‘et’, conjonction qui relie cette scène au contexte précédent. La périphrase ēn didaskōn {ἦν διδάσκων | ēn di-dás-kōn} combine l’imparfait de être et le participe présent pour marquer l’action continue d’enseigner. L’expression to kathʼ hēmeran {τὸ καθʼ ἡμέραν | tó kathʼ hē-mé-ran} forme un accusatif de temps signifiant ‘chaque jour’. La préposition en tō hierō {ἐν τῷ ἱερῷ | en tō̂ hi-e-rō̂} indique le lieu de l’enseignement. La particule dè {δὲ | dè} introduit un contraste entre l’activité de Jésus et l’attitude hostile des autorités. Le groupe coordonné hoi archiereis kai hoi grammateis kai hoi prōtoi tou laou {οἱ ἀρχιερεῖς καὶ οἱ γραμματεῖς καὶ οἱ πρῶτοι τοῦ λαοῦ | hoi ar-khi-e-reîs kaí hoi gram-ma-teîs kaí hoi prō-toi tou la-û} cumule prêtres supérieurs, scribes et notables pour souligner leur conspiration commune. Le verbe ezētoun {ἐζήτουν | ezḗ-toun} à l’imparfait exprime la poursuite d’une intention, et l’infinitif apolesai {ἀπολέσαι | a-po-lé-sai} précise leur dessein : ‘faire périr’. En français, l’opposition entre l’enseignement et le complot est rendue par deux phrases juxtaposées, renforçant la tension narrative. |