Matthew 15:32ExégèseBAT

Matthew 15 : 32 Compassion | Faim | Protection
32. Exégèse Linguistique
La phrase s'ouvre avec la combinaison article plus nom propre ho Iēsous {Ὁ Ἰησοῦς | ho Iēsoûs} qui, introduite par la particule de {δὲ | dè} "mais/alors", marque une nouvelle étape du récit centrée sur Jésus comme sujet. Le participe aoriste moyen proskalesamenos {προσκαλεσάμενος | proskalesámenos} 'ayant appelé à soi' précède le verbe principal eipen {εἶπεν | eîpen} 'il dit' et forme une construction participiale circonstancielle indiquant une action antérieure : Jésus rassemble d'abord les disciples (tous tous mathētas autou {τοὺς μαθητὰς αὐτοῦ | toùs mathētàs autoû}) avant de leur parler. Le discours direct commence avec le verbe splagchnizomai {Σπλαγχνίζομαι | splangchnízomai} 'j'ai compassion', au présent déponent, qui met en avant l'émotion actuelle de Jésus envers la foule (epi ton ochlon {ἐπὶ τὸν ὄχλον | epì tòn óchlon}). La conjonction hoti {ὅτι | hóti} introduit la cause de cette compassion : une proposition où la durée est exprimée par hēmerai treis {ἡμέραι τρεῖς | hēmérai treîs} 'trois jours' comme sujet grammatical du verbe prosmenousin {προσμένουσίν | prosmenousín} 'ils demeurent près de', tournure idiomatique grecque signifiant "voilà trois jours qu'ils restent auprès de moi" avec le datif moi {μοι | moi} comme datif de proximité. La coordination kai {καὶ | kaí} relie cette première raison à une seconde : ouk ekhousin ti phagōsin {οὐκ ἔχουσιν τί φάγωσιν | ouk échousin tí phágōsin}, où la négation ouk porte sur le verbe 'ils n'ont pas', ti {τί | tí} fonctionne comme pronom indéfini "quelque chose", et le subjonctif phagōsin {φάγωσιν | phágōsin} dépend de ti pour former l'idée "quelque chose à manger". Suit une proposition infinitive apolusai autous nēsteis {ἀπολῦσαι αὐτοὺς νήστεις | apolûsai autoùs nḗsteis} 'renvoyer eux à jeun' qui est l'objet du verbe de volonté ou thelō {οὐ θέλω | ou thélō} 'je ne veux pas', exprimant la détermination de Jésus. Enfin, la conjonction de crainte mēpote {μήποτε | mḗpote} introduit une subordonnée au subjonctif aoriste passif ekluthōsin {ἐκλυθῶσιν | ekluthôsin} 'qu'ils défaillent', exprimant la conséquence redoutée, avec en tē hodō {ἐν τῇ ὁδῷ | en tē̂ hodō̂} indiquant le lieu "en chemin". En français formel, la structure participiale et la double causalité après "parce que" sont conservées, tandis que la version dynamique simplifie certaines tournures (par exemple "voilà trois jours qu'ils demeurent" rendu par "ils sont avec moi depuis trois jours") et actualise le vocabulaire de la défaillance physique pour une compréhension immédiate.

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