| 13. Exégèse Linguistique La phrase s'ouvre avec l'adverbe temporel tote {Τότε | Tó-te} 'alors', qui relie cette scène au contexte narratif précédent. Le verbe passif aoriste prosenechthesan {προσηνέχθησαν | pro-sē-néch-thē-san} présente les enfants comme objet d'une action subie ('ils furent amenés') sans mentionner les agents, ce qui justifie en français une tournure impersonnelle. Le groupe nominal paidia {παιδία | pai-dí-a} 'petits enfants' fonctionne comme complément d'objet direct du verbe passif et est immédiatement suivi de la conjonction finale hina {ἵνα | hí-na} 'afin que', qui introduit une subordonnée exprimant le but de cette démarche. Dans cette subordonnée, deux verbes au subjonctif, epithe {ἐπιθῇ | e-pi-thê} 'qu'il impose' et proseuxetai {προσεύξηται | pro-seú-ksē-tai} 'qu'il prie', sont coordonnés par kai {καὶ | kaí} et décrivent deux actions complémentaires: l'imposition des mains et la prière. L'expression tas cheiras epithe autois {τὰς χεῖρας ἐπιθῇ αὐτοῖς | tàs kheî-ras e-pi-thê au-toîs} articule l'objet direct 'les mains' et le datif 'sur eux', soulignant le geste physique de bénédiction. La seconde proposition, introduite par la particule adversative de {δὲ | dè} 'mais', crée un contraste: hoi de mathetai epetimesan autois {οἱ δὲ μαθηταὶ ἐπετίμησαν αὐτοῖς | hoì dè ma-thē-taì e-pe-tí-mē-san au-toîs} 'mais les disciples les réprimandèrent'. Le sujet explicite hoi ... mathetai met en relief le rôle des disciples comme obstacle, tandis que le datif autois reste légèrement ambigu (enfants ou accompagnateurs), ambivalence que le français peut conserver par un simple 'les'. La traduction française respecte cette structure en conservant la subordonnée finale avec 'afin que/pour que', en gardant la double action (imposer/prier) et en rendant l'aoriste narratif par le passé simple tout en marquant clairement le contraste avec 'mais'. |