Matthew 19:16ExégèseBAT

Matthew 19 : 16 Vie | Éternité | Morale
16. Exégèse Linguistique
Le verset commence par kai idou {Καὶ ἰδοὺ | Kaí idoú} ‘et voici’, formule narrative qui rattache l’épisode au contexte précédent tout en introduisant une nouvelle scène et en attirant l’attention du lecteur. Le participe circonstanciel proselthōn {προσελθὼν | proselthṓn} ‘s’étant approché’ précède le noyau verbal eipen {εἶπεν | eîpen} ‘il dit’ et partage le même sujet heis {εἷς | heîs} ‘un (homme)’, créant une progression d’action typique du récit en grec (participe aoriste puis verbe aoriste). Le datif autō {αὐτῷ | autō̂} ‘à lui’ marque le destinataire de l’approche et de la parole, sous-entendant Jésus comme référent contextuel. L’interpellation Didaskale {Διδάσκαλε | Didáskale} ‘Maître’ au vocatif installe une relation de respect et d’autorité pédagogique. La question principale est exprimée par la construction interrogative ti agathon poiēsō {τί ἀγαθὸν ποιήσω | tí agathón poiḗsō}, où ti ‘quoi’ est précisé par l’adjectif agathon ‘de bon’, soulignant la qualité morale de l’acte recherché. Le subjonctif aoriste poiēsō dans une question délibérative exprime l’incertitude quant à l’action précise à accomplir. La proposition finale hina schō {ἵνα σχῶ | hína schṓ} introduit le but explicite : obtenir zoēn aiōnion {ζωὴν αἰώνιον | zōḗn aiṓnion} ‘la vie éternelle’, où l’accusatif zoēn est l’objet direct de schō et l’adjectif aiōnion en précise la qualité eschatologique. En français, la version formelle suit étroitement la séquence grecque en conservant la tournure « que dois-je faire de bon afin d’obtenir », tandis que la version dynamique lisse légèrement l’introduction temporelle et adopte « que faut-il que je fasse de bien pour recevoir » pour un style plus courant, tout en respectant la relation de but exprimée par hina.

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