| 5. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre par ve-lamah {וְלָמָה | wə-lā-māh} ‘et pourquoi’, un adverbe interrogatif sous vav explétif instaurant un ton d’accusation. Le parfait causatif heelitunu {הֶעֱלִיתֻנוּ | he-ʿe-li-tu-nu} ‘vous nous avez fait monter’ met en relief l’action de l’agent et l’objet direct suffixé. L’infinitif construit lehavi otanu {לְהָבִיא אֹתָנוּ | lə-hā-ḇîʾ ʾō-ṯā-nû} marque le but ‘pour faire venir nous’. L’expression hara hazzeh {הָרָע הַזֶּה | hā-rāʿ haz-zeh} ‘ce mauvais’ souligne la stérilité du lieu. Suit une énumération asyndétique introduite par lo {לֹא | lōʾ} ‘ne…pas’, listant meqom, zera, teenah, gefen, rimon pour accentuer l’incapacité à cultiver. Enfin, umayim ayin lishtot {וּמַיִם אַיִן לִשְׁתוֹת | ū-ma-yim ʾa-yin liš-tōt} ‘et eau, il n’y a pas pour boire’ combine la particule d’absence et l’infinitif pour exprimer le besoin vital. Cette progression cumulative reflète la plainte face à la privation désertique. |