| 8. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre par le groupe nominal to thērion {τὸ θηρίον | tò thēríon} « la bête », mis en tête pour accentuer l’entité eschatologique, suivi du relatif ho {ὃ | hó} qui rattache à la vision précédente. La formule paradoxale ἦν καὶ οὐκ ἔστιν καὶ παρέσται {ên kai ouk é-stin kai paréstai} crée un cycle temporel : passé accompli, absence présente, apparition future, soulignant la nature trompeuse de la bête. L’expression μέλλει ἀναβαίνειν {mél-lei aná-baínein} combine la modalité de certitude du verbe μέλλει et l’infinitif, indiquant l’inéluctable élévation depuis ἐκ τῆς ἀβύσσου {ek tês á-by-ssou}. Le futur passif θαυμασθήσονται {tha-u-ma-thḗ-sontai} prend pour sujet οἱ κατοικοῦντες ἐπὶ τῆς γῆς {hoi ka-toi-koûn-tes epì tês gês}, le participe substantivé exprimant l’habitation continue. La relative ὧν οὐ γέγραπται… {hôn ou gé-grap-tai…} précise la condition d’absence du nom dans le registre divin depuis ἀπὸ καταβολῆς κόσμου {apò ka-ta-bolḗs kósmou}. Le participe circonstanciel βλεπόντων {ble-pón-tōn} situe l’action « en voyant la bête », et la subordonnée ὅτι {hó-ti} rappelle la séquence temporelle pour expliquer l’étonnement. |