| 12. Exégèse Linguistique La formule introductive ve-zot {וְזֹאת | wə-zōṯ} prépare l’annonce d’un fléau inéluctable. L’imparfait prophétique tîh·yēh associé à l’infinitif absolu hā·mēq crée un effet d’inexorabilité temporelle. Le relatif ʾǎšer introduit d’abord la plaie comme agent de l’action divine, puis relie le jugement à l’imparfait préféré par yiggōp̄ {יִגֹּף | yiggōp̄}, soulignant la souveraineté de Yahweh {יְהוָה | Yǝ·hō·wāh}. Le chevauchement des verbes tim·māq·nāh et tim·māq dans un chiasme souligne l’effondrement progressif du corps : d’abord les yeux, puis la langue. L’expression scénographique wə·hûʾ ʿō·mēd ʿal raǧ·lāw met en relief la terreur de la dégradation debout. Les prépositions locatives bə·pî·hem et bə·ḥō·rē·hen délimitent précisément le champ anatomique du jugement. |