| 3. Exégèse Linguistique Le verbe wayyakh {וַיַּךְ | wa-yyaḵ} ‘frapper’ ouvre la narration par son vav consécutif placé initialement, soulignant l’action immédiate de Jonathan. Le sujet yonatan {יוֹנָתָן | yō-nā-ṯān} suit directement, accentuant l’agent, tandis que ʾet {אֵת | ʾēt} introduit l’objet direct netziv {נְצִיב | nə-ṣîḇ} ‘poste’, précisé par la relative ʾasher bēgeva {אֲשֶׁר בְּגֶבַע | ʾăšer bə-ḡe-ḇaʿ} ‘qui se trouvait à Guéba’. La coordination vav se poursuit avec wayyishmeu {וַיִּשְׁמְע֖וּ | wa-yyiš-mə-ʿū} ‘entendirent’, marquant la réaction des Philistins. La clause suivante emploie wə-šā-ʾûl tāqaʿ ba-šō-p̄ār bə-ḵōl-hā-ʾā-reṣ {וְשָׁאוּל תָּקַע בַּשּׁוֹפָר בְּכָל־הָאָרֶץ | wə-šā-ʾûl tāqaʿ ba-šō-p̄ār bəkholhāʾāreṣ} pour déployer l’appel national : l’usage de ba- + instrument shofar confère une fonction rituelle, et bəkholhāʾāreṣ étend l’appel à tout Israël. Enfin, la combinaison lē-ʾmor yišməʿū {לֵאמֹר יִשְׁמְע֖וּ | lē-ʾmōr yiš-mə-ʿū} établit une injonction adressée à hā-ʿiv-rîm {הָעִבְרִים | hā-ʿiv-rîm} ‘les Hébreux’. |