| 7. Exégèse Linguistique Le récit s’ouvre avec ve-iv-rim {וְעִבְרִ֗ים | wə-ʿiḇ-rîm} 'et des Hébreux', où la conjonction vav préfixale maintient la continuité narrative. L'ordre Verbe-Sujet dans av-ru {עָֽבְרוּ֙ | ʿā-ḇə-rū} 'ils passèrent' met l'accent sur le déplacement, tandis que la particule et {אֶת־ | ʾeṯ} 'marque de l'accusatif' introduit l'objet direct ha-yar-den {הַיַּרְדֵּ֔ן | ha-yar-dēn} 'le Jourdain'. La juxtaposition de e-retz gad ve-gil-ad {אֶ֥רֶץ גָּ֖ד וְגִלְעָ֑ד | ʾe-reṣ gāḏ wə-gil-ʿāḏ} 'pays de Gad et de Galaad' élargit le cadre géographique. Par contraste, ve-sha-ul od-en-nu ba-gil-gal {וְשָׁאוּל֙ עוֹדֶ֣נּוּ בַגִּלְגָּ֔ל | wə-šā-ʾūl ʿō-ḏen-nū ba-gil-gāl} 'et Saül était encore à Guilgal' oppose la sédentarité royale à l’exode des Hébreux. Enfin, ve-kol-ha-am char-a-du a-cha-rav {וְכָל־הָעָ֖ם חָרְד֥וּ אַחֲרָֽיו | wə-ḵāl-hā-ʿām ḥār-ḏū ʾa-ḥa-rāw} 'et tout le peuple tremblait après lui' utilise le parfait pour décrire un état continu, soulignant la crainte collective. |