| 3. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre sur la particule waw consécutif vaʾaḥiyyāh {וַאֲחִיָּ֣ה | wa-ʾă-ḥiy-yāh} 'et Achiyya', qui introduit une nouvelle proposition narrative. Suit une énumération asyndétique de syntagmes nominaux (ben ʾaḥituv {בֶן־אֲחִט֡וּב | ben-ʾəḥituv} 'fils d’Achitouv', aḥi ʾikhavod {אֲחִ֡י אִיכָב֣וֹד | ʾăḥi ʾikhavod} 'frère d’I-Kabod', ben pinḥas {בֶּן־פִּינְחָ֨ס | ben pin-ḥas} 'fils de Phinées', ben ʿeli {בֶּן־עֵלִ֜י | ben ʿe-li} 'fils d’Éli') valorisant la lignée sacerdotale. Le syntagme kohen Yahweh {כֹּהֵ֧ן יְהוָ֛ה | ko-hen yə-hō-wāh} 'sacrifiateur du SEIGNEUR' explicite la fonction cultuelle, tandis que be-shilo {בְּשִׁל֖וֹ | bə-shi-lo} 'à Silo' situe l’action dans le sanctuaire prémonarchique. Le participe piel noseʾ {נֹשֵׂ֣א | nō-sē} 'portant', lié à ʾephod {אֵפ֑וֹד | ʾe-phōd} 'éphod', insiste sur la continuité du service sacerdotal. La proposition finale ve-ha-ʿam lo yadaʿ ki halakh yonatan {וְהָעָם֙ לֹ֣א יָדַע כִּ֥י הָלַךְ יוֹנָתָֽן | wə-ha-ʿam lō ya-daʿ kî hā-lakʰ yō-na-tān} 'et le peuple ne savait pas que Jonathan était parti' emploie le parfait pour marquer l’achèvement de l’action et le contraste entre la discrétion du prêtre et l’ignorance du peuple. |