| 15. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre sur le verbe wayyāri‘ū {וַיָּרִיעוּ | way-yā-rî-‘û}, un Hiphil wayyiqtol introduit par vav consécutif qui souligne l’action volontaire de cri guerrier. L’expression ’îš Yehûḏāh {אִישׁ יְהוּדָה | ʾîš ye-hu-ḏā(h)} désigne les hommes de Juda en tant qu’acteurs collectifs. Wayəhî bəhārî‘ā {וַיְהִי בְּהָרִיעַ | wa-yə-hî bə-hā-rî-‘a} forme une proposition temporelle par infinitif construct pour situer l’événement. L’apparition de wəhā’ĕlōhîm {וְהָאֱלֹהִים | wə-hā-’ĕ-lō-hîm} met en exergue l’intervention divine, suivie du parfait nāḡap̄ {נָגַף | nā-ḡap̄} qui marque la défaite du roi et de son armée. La locution lip̄nê ’Ăbîyyā(h) wîhûḏā(h) {לִפְנֵי אַבִיָּה וִיהוּדָה | li-p̄-nê ʾă-ḇî-yā(h) wî-hû-ḏā(h)} établit le cadre visuel de la victoire devant Abija et le peuple de Juda. La traduction française respecte la syntaxe hébraïque tout en offrant une lecture fluide. |