| 3. Exégèse Linguistique vayelekh {וַיֵּ֕לֶךְ | wa-yē-leḵ} 'il marcha' met en place la vav consécutive, introduisant une nouvelle action narrative. La construction en état construct bederekh malkhei Yisrael {בְּדֶ֖רֶךְ מַלְכֵ֣י יִשְׂרָאֵ֑ל | bə-de-reḵ mal-khê yis-rā-ʾêl} 'dans la voie des rois d’Israël' fonctionne comme complément circonstanciel de manière, soulignant l’imitation de la royauté nord-israélite. La coordination vegam {וְגַ֤ם | wə-gam} 'et aussi' marque l’addition d’une action supplémentaire : le Hifil parfait heevir baesh {הֶעֱבִ֣יר בָּאֵ֔שׁ | he-ʿĕ-vîr bā-ʾêš} 'faire passer par le feu' exprime la mise à mort rituelle. Le pronom relatif asher {אֲשֶׁ֨ר | ʾă-šer} 'que' introduit la subordonnée détaillant les ketoavot hagoyim {כְּתֹֽעֲבוֹת֙ הַגּוֹיִ֔ם | kə-to-ʿă-ḇōṯ ha-gō-yim} 'abominations des nations', rites idolâtres identifiés comme motifs de dépossession par le verbe horish {הוֹרִ֤ישׁ | hô-rîš} 'il déposséda' devant bnei Yisrael {בְּנֵ֥י יִשְׂרָאֵֽל | bə-nê yis-rā-ʾêl} 'fils d’Israël'. Cette accumulation coordonnée et subordonnée met en lumière la dynamique théologique : l’imitation du péché royal entraîne le jugement divin. |