| 11. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre sur vayqatteru {וַיְקַטְּרוּ | way-qaṭ-ṭə-rū} 'ils offrirent de l’encens', un Piel wayyiqtol qui souligne la nature rituelle et volontaire de l’acte. L’adverbe sham {שָׁם | šām} 'là' précède bekhol bamot {בְּכָל־בָּמ֔וֹת | bə-kol bā-mōṯ} 'sur tous les hauts lieux', formant une expression de totalité spatiale. La comparaison kagoyim {כַּגּוֹיִ֕ם | ka-gō-yim} 'comme les nations' indique une imitation culturelle, renforcée par la relative asher heglah Yahweh mipnehem {אֲשֶׁר־הֶגְלָ֥ה יְהוָ֖ה מִפְּנֵיהֶ֑ם | ašer heg-lāh Yə-hō-wāh mip-nê-hem} 'que le SEIGNEUR avait déportées devant eux', qui met en avant la souveraineté divine. Le verbe vayya'asu {וַֽיַּעֲשׂוּ֙ | way-ya-ʻă-śū} 'ils firent' est suivi de devarim raim {דְּבָרִים רָעִים | də-ḇā-rîm rā-ʻîm} 'actions mauvaises', introduit par la coordination, puis de l’infinitif lehakis {לְהַכְעִ֖יס | lə-haḵ-ʿîs} 'pour irriter' et de et Yahweh {אֶת־יְהוָֽה | ʾet Yə-hō-wāh} 'le SEIGNEUR', formant une clause de but explicite. Cette structure antithétique oppose le jugement divin et la rébellion idolâtre, soulignant la gravité du péché d’Israël. |