| 11. Exégèse Linguistique La particule causale ya'an {יַעַן | ya‛an} établit la motivation, suivie du relatif ’asher {אֲשֶׁר | ’ăšer} encadrant ‘āśāh Mənaššê mēlek-yĕhûdāh {עָשָׂה מְנַשֶּׁה מֶלֶךְ־יְהוּדָה | a-fait Manassé roi de Juda} désignant l’agent. L’expression hattōʿēwōṯ hāʾēlleh {הַתֹּעֵבוֹת הָאֵלֶּה | abominations ces} renforce la gravité des actes. Le comparatif hēraʿ mikkōl ’ăšer-ʿāśû hāʾǝmōrî {הֵרַע מִכֹּל אֲשֶׁר־עָשׂוּ הָאֱמֹרִי | a-fait-le-mal plus-que-tout qu'ils-avaient-fait les Amoréens} souligne que le mal de Manassé surpasse celui des Amoréens antérieurs. Le vav consécutif wayyaḥaṭṭîʾ gam-ʾeṯ-yĕhûdāh {וַיַּחֲטִיא גַּם־אֶת־יְהוּדָה | et-il-fit-pécher aussi-Juda} met en relief la transmission du péché, conclue par bǝgillūlāw {בְּגִלּוּלָיו | par-ses-idoles} qui identifie les idoles comme cause de l’égarement. |