| 36. Exégèse Linguistique La conjonction comparative ka-asher {כַּאֲשֶׁר | ka-ʾă-šer} 'comme' établit le lien anaphorique entre un jugement passé et son application future. Le nifal parfait nishpatti {נִשְׁפַּטְתִּי | niš-paṭ-ti} 'j’ai jugé' exprime un acte accompli, suivi de la particule de l’objet direct ʾet-avotekhem {אֶת־אֲבוֹתֵיכֶם | ʾet-ʾă-vo-ṯê-khem} 'vos pères'. La locution prépositionnelle be-midbar erets mitsrayim {בְּמִדְבַּר אֶרֶץ מִצְרַיִם | be-mid-bar ʾe-reṣ miṣ-ra-yim} 'dans le désert du pays d’Égypte' situe le cadre historique. L’adverbe ken {כֵּן | kēn} 'ainsi' introduit la proposition consécutive où le qal imparfait eshpat {אֶשְׁפָּט | ʾeš-paṭ} 'je jugerai' relié à etkhem {אֶתְכֶם | ʾet-khem} 'vous' indique la répétition prophétique. Le terme neum {נְאֻם | nə-ʾum} 'oracle' prépare la solennité du nom divin composé Adonai Yahweh {אֲדֹנָי יְהוִה | ʾă-do-nāy yə-ho-wāh}, qui renforce l’autorité souveraine de Dieu dans un parallélisme textuel. |