Isaiah 18:5ExégèseBAT

Isaiah 18 : 5 Moisson | Floraison | Taille
5. Exégèse Linguistique
L’adverbe temporel lifnei {לִפְנֵי | lifnē} « avant » pose le cadre chronologique. L’expression comparative ketam-perakh {כְּתָם־פֶּרַח | kə-tām-pə-raḥ} est traduite littéralement par « fleur passée », marquant l’achèvement de la floraison. La séquence ū-bōser gōmēl niṣ-ṣāh {וּבֹסֶר גֹּמֵל נִצָּה | ū-ḇōser gōmēl niṣ-ṣāh} est rendue par une progression de maturation (« la fleur devient un raisin en train de mûrir »), suivant le passage du stade acerbe au fruit mûr. La coordination wə-ḵā-rat ha-zalzālîm ba-maz-mē-rōt {וְכָרַת הַזַּלְזַלִּים בַּמַּזְמֵרוֹת | wə-ḵā-rat ha-zalzālîm ba-maz-mē-rōt} « et il coupe les sarments avec les serpes » présente l’action d’élagage, prolongée par he-ṣîr he-taz {הֵסִיר הֵתַז | he-ṣîr he-taz} « il ôta, il coupa », qui insiste sur la radicalité de l’opération. Cette structure en chaîne de subordonnées et de coordonnations est restituée en français par une phrase continue ponctuée de propositions circonstancielles, respectant l’enchaînement hébraïque.

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