| 3. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre avec veamarta {וְאָֽמַרְתָּ֙ | wə-ʾā-már-tā} ‘et tu diras’, introduisant immédiatement la parole prophétique à la deuxième personne. L’impératif shimu {שִׁמְע֣וּ | šim-ʿû} mobilise les rois de Juda et les habitants de Jérusalem comme destinataires directs. La formule kohamar Yahweh tsevaot {כֹּֽה־אָמַר֩ יְהוָ֨ה צְבָא֜וֹת | kōh-ʾā-már Yə-hō-wāh ṣə-ḇā-ʾōt} confère autorité et imminence au jugement divin. Le participe hineni mevi {הִנְנִ֨י מֵבִ֤יא | hin-nē-nî mē-ḇîʾ} insiste sur l’imminence de l’action Hifil. La subordonnée relative asher kol-shomah titsalna oznav {אֲשֶׁ֥ר כָּל־שֹׁמְעָ֖הּ תִּצַּלְנָה אָזְנָֽיו | ʾă-šer kol šom-ʿā(h) ti-tsal-nā oz-nā-v} précise la conséquence sensorielle et universelle du malheur, renforçant l’impact sur quiconque en entendra parler. |