| 12. Exégèse Linguistique Le récit s’ouvre par vayomru {וַיֹּאמְרוּ | wa-yōmərū} “et ils dirent”, introduisant immédiatement un discours rapporté ; lo {לוֹ | lô} “à lui” identifie Samson comme destinataire. Le double infinitif de but le’esar-kha {לֶאֱסָרְךָ֣ | le-ʾĕsorkā} et letitte-kha {לְתִתְּךָ֖ | lə-tittəkā} souligne l’intention des Judaéens, renforcée par yaradnu {יָרַדְנוּ | yāraḏnū} “nous sommes descendus” et la construction be-yad-pelishtim {בְּיַד־פְּלִשְׁתִּ֑ים | bə-yad-pəlištîm} “dans la main des Philistins”. Samson encadre sa demande par hishavu {הִשָּׁבְע֣וּ | hiššābəʿū} “jurez”, suivi de la conjonction préventive pen-tifge‘un {פֶּֽן־תִּפְגְּע֥וּן | pen-tifgəʿūn} “de peur que vous ne me frappiez”, illustrant la formulation classique d’une clause conditionnelle négative en hébreu. Le contraste entre infinitifs de but et clause préventive crée un rythme qui met en relief l’équilibre précaire entre menace et protection. |