| 17. Exégèse Linguistique Le texte commence par la conjonction ve’ish {וְאִישׁ | wə-ʼîš} ‘et un homme’, introduisant la condition. Le pronom relatif asher-yikhaḥ {אֲשֶׁר־יִקַּח | ʾă-šer yiq-qaḥ} relie l’action à l’acteur, et le couple bat-aviv {בַּת־אָבִיו | baṯ ʾā-ḇîw} et bat-immo {בַת־אִמּוֹ | baṯ ʾimmô} précise l’étendue de la prohibition. La séquence vera’ah … we-hi-tir’eh {וְרָאָה … וְהִיא־תִרְאֶה | wə-rā-ʾāh … wə-hî tir-ʾeh} expose la réciprocité de la vision de la nudité, soulignant l’atteinte mutuelle à l’intimité. L’expression chesed hu {חֶסֶד הוּא | ḥe-sed hûʾ} emploie un terme normalement positif pour marquer l’infamie, un euphémisme révélateur d’inversion morale. Le verbe Niphal we-nikretu {וְנִכְרְתּוּ | wə-nik-re-tû} forme une sanction passive notable, ‘ils seront retranchés’, avant l’agent de la communauté le-einei … am-mam {לְעֵינֵי … עַמָּם | lə-ʿê-nê bə-nê ʿam-mām}, indiquant la visibilité publique. La conclusion gillah avono yissa {גִּלָּה עֲוֺנוֹ יִשָּׂא | gil-lāh ʿă-wō-nô yi-ssāʾ} articule le crime et la conséquence selon la formule pénale hébraïque. |