| 20. Exégèse Linguistique La structure du verset débute par umah {וּמָ֣ה | û-māh} 'et quoi ?' pour poser la question sur la nature du pays. Les termes ha-shmenah {הַשְּׁמֵנָ֨ה | haš-šᵉ-mē-nāh} 'la grasse' et razah {רָזָ֗ה | rā-zāh} 'maigre' forment un contraste soulignant la fertilité ou l’aridité du sol. Le pronom hi {הִ֜וא | hîʾ} 'elle' renvoie à la terre, suivi de l’interrogatif existentiel ha-yeš-bāh ʿēṣ {הֲיֵֽשׁ־בָּ֥הּ עֵץ֙ | ha-yeš-bāh ʿēṣ} 'y a-t-il en elle un arbre ?', l’absence étant marquée par ayin {אַ֔יִן | ʾā-yin} 'il n’y a pas'. La forme ve-hit’chazaktem {וְהִ֨תְחַזַּקְתֶּ֔ם | wə-hit-ḥaz-zaq-tem} 'et vous vous renforcez' (Hitpaël parfait) incite à l’audace, tandis que u-le-kachtem {וּלְקַחְתֶּ֖ם | û-lə-qaḥ-tem} 'et vous prendrez' marque la consigne d’apporter des fruits. Le syntagme ve-ha-yamim yemei bikurei anavim {וְהַ֨יָּמִ֔ים יְמֵ֖י בִּכּוּרֵ֥י עֲנָבִֽים | wə-hay-yā-mîm yə-mê bik-kū-rê ʿă-nā-vîm} situe l’action au moment des premiers raisins dans le calendrier agricole hébreu. La traduction française respecte la séquence interrogative, le contraste adjectival et la ponctuation temporelle caractéristiques du texte original. |